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Stories from the field: Feminism is a journey

Updated: Apr 9, 2019


Darryl Zuend speaking with Caitlin Thomas during briefing hosted by Senator Marilou McPhedran on March 10, 2019 in New York. / Darryl Zuend parlant avec Caitlin Thomas lors d'une réunion d'information donnée par la sénatrice Marilou McPhedran le 10 mars 2019 à New York.

Stories from the field: Feminism is a journey


April 8, 2019

by Darryl Zuend


After 17 hours of labor, on February 2nd, 2018 my son was born. There has never been anything like that before, and there was no way for me to know just how this moment would change my life forever. Having gone through years of a difficult and emotionally scarring inability to conceive naturally, my partner and I made the desperate decision to turn to medically assisted conception as we were aware every moment that passed, brought us farther away from realizing our dream of becoming parents. Fortunately, after years of failure, and with the assistance of a skilled medical team centered in Winnipeg, our son Alexius was conceived and after five days growing in the lab, was successfully implanted. The next nine months were new exciting, and certainly life changing, but in spite of all the advice, insight, and support we received from our family and friends, it wasn't until I watched my wife fight through 17 soul crushing hours of labor to bring my beautiful son into our lives that I had any inclination just how much he meant to me, and how much his health and future would come to dominate my purpose as a dad. Yes, I am a man, yes I am a dad, and yes, I increasingly identify as a young feminist.


Since the birth of my son, life changed foundationally. I was now responsible for a fragile life, I was needed to support my wife in ways I’d never had to be before. Life as I had known it had changed forever as a result of my son's birth in ways I had been told about but didn't understand, but also in ways I sudden begun to discover on my own as I considered the generational legacy Alexius was on track to inherit in comparison to what I had inherited from my parent’s generation. I had been educated on global warming as a child, yet had not acted to advocate for environmental action. I had been taught that men and women are equal in all things, but had taken these expectations for granted and ignored often blaring examples of inequality and harm. I summation had done little to nothing to bolster progressive change and as a result contributed to my son's inheritance: a world where by his 11th birthday according to recent scientific data will be irrevocably damaged. He will inherit a world where powerful men continue to acquire wealth fame and power or eve acquire public office in spite of increasingly exposed violations of the law, women’s space, and increasingly damning moral and ethical behaviours. It is with the lens of a father that my son gifted to me, that I’ve begun to understand the implications of inaction for his, and my family's future, and it is in the interest of serving my wife, my mother and sister, my son and all women that I have brought my voice to CSW as a representative of IIWR-MB and CCYF with the assistance of NCWC as a young feminist and as a new advocate for true equality between boy, men, women and girls in Canada, and the global community.


Even as a new member of the movement, it is my focus to improve the modern condition in order to improve my son's global inheritance. Establishing space for women where there had previously not been any, equality for all in all ways, and stewardship and vigilance in defense of these foundational principles of good citizenship are lessons I hope to share with my son. I look forward to him growing up in a better world, rather than resigning the fate of the world to the next generation as I at times feel was done to me and in order to do this, I am currently eager and desperate to engage, innovate and connect with resources that are available today in order to connect CSW and all the affiliated Civil Society organizations with allies and supports within the Male population of the world, many of which like myself, have been educated in the core values of fairness, equality and respect, but have not been given the opportunity to structurally support the good work women's organizations have performed for years. This, is the intersection in which I envision my contribution ultimately falling. Bridging allied men to feminism has for too long been ignored or worse, negatively correlated. I hope to help shape a better future for my family through advocacy in this area and connecting allies who have previously been unable to support a cause they simply could not access before.


Everything I’ve done from February 2nd, 2018 has been from this evolving lens, and it is Alexius whom I must thank for helping me understand my role in the present, in order to facilitate his better future.





Réflexions du terrain : Mon cheminement vers le féminisme


Le 8 avril 2019

par Darryl Zuend


Après un travail épuisant de 17 heures le 2 février 2018, mon fils est né. Je n’avais rien vécu de semblable auparavant et je n’avais aucun moyen de savoir à quel point ce moment précis allait changer ma vie pour toujours. Après des années difficiles et éprouvantes sur le plan émotif au cours desquelles la conception naturelle avait refusé de se produire entre ma femme et moi, nous avons pris la décision désespérée de recourir à la procréation médicalement assistée, car nous savions que chaque moment qui passait nous éloignait toujours davantage de la réalisation de notre rêve de devenir des parents. Heureusement, après des années d’échec, grâce à l’aide d’une équipe médicale compétente dont le siège était à Winnipeg, notre fils Alexius a été conçu et, après cinq jours de croissance en laboratoire, l’embryon a été implanté dans l’utérus de ma femme. Les neuf prochains mois ont été passionnants et ont certainement changé le cours de nos vies, mais malgré tous les conseils, les points de vue et le soutien reçus de nos amis et des membres de nos familles, ce ne fut qu’après avoir vu ma femme traverser 17 heures de travail accablantes pour mettre notre magnifique fils au monde que j’ai compris à quel point il importait pour moi et dans quelle mesure sa santé et son avenir allaient dominer mon but en ma qualité de papa. Oui, je suis un homme, oui, je suis un papa et oui, je m’identifie de plus en plus comme étant un jeune féministe.


Depuis la naissance de mon fils, ma vie a changé fondamentalement. J’étais désormais responsable d’une vie fragile, je devais soutenir ma femme de façons dont je ne l’avais jamais fait auparavant. Par suite de la naissance d’Alexius, la vie que j’avais connue jusque-là a été transformée pour toujours, de diverses façons dont j’avais entendu parler, mais que je ne comprenais pas jusqu’alors. J’ai aussi soudainement commencé à réfléchir au patrimoine générationnel dont Alexius allait hériter, et à le comparer à celui qui m’avait été transmis par mes parents. J’avais été mis au courant du réchauffement de la planète quand j’étais enfant, mais je n’avais rien fait en faveur de l’environnement. On m’avait enseigné que les hommes et les femmes étaient égaux en toute chose, mais j’avais tenu cela pour acquis et j’étais souvent passé outre à des exemples frappants d’inégalité et de préjudices. Bref, je n’avais à peu près rien fait pour soutenir les changements progressifs et j’ai par conséquent contribué à ce don au « patrimoine » de mon fils : un monde où, d’ici son 11e anniversaire de naissance selon les données scientifiques récentes, des dommages irréversibles auront été causés. Il héritera d’un monde où des hommes puissants continueront d’acquérir richesses, célébrité et pouvoirs et où ils accéderont même à des postes publics malgré des violations de plus en plus flagrantes de la loi et de l’espace des femmes et même après avoir adopté des comportements qui auront transgressé toujours davantage les règles de l’éthique et de la morale. C’est avec cette optique de père, dont mon fils m’a fait don, que j’ai commencé à comprendre les conséquences de l’inaction pour son avenir et celui de ma famille; c’est donc parce que je souhaite servir ma femme, ma mère et ma sœur, mon fils et toutes les femmes que j’ai ajouté ma voix à celle de la CCF à titre de représentant de l’IIWR‑MB et de la CCJF, avec l’aide du CNFC, comme jeune féministe et comme nouveau porte‑parole de la véritable égalité entre les garçons, les hommes, les femmes et les filles au Canada et dans toute la collectivité mondiale.


Même à titre de nouveau membre du mouvement, je suis résolu à améliorer l’état du monde moderne afin de bonifier le monde dont mon fils héritera. Créer pour les femmes un espace là où aucun n’a existé auparavant, établir l’égalité pour tous et toutes à tous les égards, et faire preuve d’efficacité dans la gestion des ressources et de vigilance pour défendre ces principes fondamentaux de civisme, voilà autant d’objectifs que j’espère partager avec mon fils. J’aspire à le voir grandir dans un monde meilleur, au lieu de laisser la prochaine génération s’occuper du destin du monde comme j’estime parfois qu’on l’a fait avant moi. Afin d’y parvenir, je désire vivement et désespérément collaborer avec des ressources qui existent aujourd’hui et innover et nouer des liens avec elles, afin de relier la CCF et tous les organismes affiliés de la société civile à des alliés et à des appuis existant chez les hommes du monde entier, dont beaucoup, comme moi‑même, ont appris en quoi consistent les valeurs fondamentales que sont l’équité, l’égalité et le respect, mais n’ont pas eu l’occasion de soutenir sur le plan structurel les bons efforts que les organisations féminines déploient depuis des années. C’est à ce carrefour que j’espère situer ma contribution en fin de compte. Depuis trop longtemps, on est passé outre à l’idée de jeter des ponts entre les groupes d’hommes et le féminisme, ou pire encore, on y a vu quelque chose de négatif. J’espère aider à façonner un meilleur avenir pour ma famille en militant dans ce domaine et en obtenant l’appui d’alliés qui n’ont pu épouser dans le passé une cause à laquelle ils ne pouvaient tout simplement pas accéder.


Tout ce que j’ai fait depuis le 2 février 2018, je l’ai fait dans cette optique en évolution. C’est Alexius que je dois remercier de m’avoir aidé à comprendre mon rôle dans le présent afin de lui ménager un avenir meilleur.

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