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Decades of Advocacy lead to Sex-Based Discrimination to be Removed from the Indian Act

Updated: Jun 21, 2019


Decades of Advocacy lead to Sex-Based Discrimination to be Removed from the Indian Act


June 21, 2019

By Anne Campbell


On June 18, 2019, the Canadian government announced that it would eliminate all forms of sex-based discrimination in the Indian Act before the upcoming election. We commend the efforts of the numerous parliamentarians who have advocated and amended Bill S-3 for more than two years, as well as the Famous Six who have shaped Canadian history with their advocacy for over four decades: Senators Lillian Dyck, Sandra Lovelace Nicholas, Jeannette Corbiere-Lavell, Yvonne Bedard, Dr. Sharon McIvor, and Dr. Lynn Gehl. We acknowledge that Bill S-3 is a significant milestone in breaking down the systemic forms of discrimination that Indigenous women in Canada face, and believe that we must continue to pressure our policy makers to address the deeply rooted consequences of colonization.

“For far too long indigenous women have been discriminated against, their status has been ignored, and their rights have not been upheld by the Indian act. With Bill S-3, more indigenous people will be recognized as status and sex-based discrimination will be eliminated from the Act. This is a step in the right direction towards meaningful reconciliation, because we cannot truly make strides towards reconciliation unless we recognize the rights of the original peoples.” -Emily Haugen, CCYF-CCJF Member

“I’m pleased to see a step in the right direction, but this is not the end. Changing the law does not change the past, Indigenous people are still suffering from inter-generational trauma. We must recognize the reconciliation as a continuous journey, it’s never ending. We will always be in a state of reconciliation. It is not something we can accomplish, it is a day to day fight for Indigenous rights and equality.” -Claudya Leclerc, CCYF-CCJF Communications Assistant

“As a Métis woman who has family members with Status, the lines between who is a Status Indian, a non-Status Indian, and a Métis have always been blurry. I have come to realize that this blurriness is the result of the colonial definitions imposed by the Government of Canada, particularly through the Indian Act. The Government’s commitment to fully implement Bill S-3 and finally eliminate all sex-discrimination from the Indian Act is exciting because, for the first time in Canadian history, First Nations women will be able to exercise their rights to define who they are. This is an important step towards decolonization for all Indigenous peoples in Canada.” -Breanne Lavallée-Heckert, Office of the Hon. Marilou McPhedran, Research Assistant

“The provisions of Bill S-3 coming into force is one step forward towards gender equality across the nation! We must continue to advocate for justice where injustice prevails.” -Sanjam Panag, CCYF-CCJF Secretariat

“It's a huge victory for Indigenous women in the face of the government regulation over their Indigeneity. However, the problem still remains that Canada's government is who is determining who qualifies as Indigenous, using colonial criteria. It is a win for Indigenous women in the larger Canadian society, absolutely, but we're still negotiating with a colonial institution on Indigenous identity and nation membership.” -Keegan Denty, CCYF-CCJF Manitoba Regional Advisor

Après des décennies de lutte, la discrimination fondée sur le sexe sera maintenant éliminée de la Loi sur les Indiens


Le 21 juin 2019

Par Anne Campbell


Le 18 juin 2019, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il éliminerait toutes les formes de discrimination fondée sur le sexe dans la Loi sur les Indiens avant les prochaines élections. Nous saluons les efforts des nombreux parlementaires qui défendent et modifient le projet de loi S-3 depuis plus de deux ans ainsi que ceux des Célèbres six, qui ont façonné l’histoire canadienne avec leur plaidoyer pour plus de quatre décennies, en l’occurrence les sénatrices Lillian Dyck et Sandra Lovelace Nicholas, Jeannette Corbiere-Lavell, Yvonne Bedard, Sharon McIvor et Lynn Gehl. Nous reconnaissons que le projet de loi S-3 marque une étape importante dans l’élimination des formes systémiques de discrimination visant les femmes autochtones du Canada, et nous croyons que nous devons continuer à faire pression sur nos décideurs pour qu’ils s’attaquent aux conséquences profondes de la colonisation.

« Pendant trop longtemps, les femmes autochtones ont été victimes de discrimination, leur statut a été ignoré et leurs droits n’ont pas été respectés dans la Loi sur les Indiens. Grâce au projet de loi S‑3, un plus grand nombre d’Autochtones seront reconnus comme Indiens inscrits et la discrimination fondée sur le sexe sera éliminée de la Loi. C’est un pas dans la bonne direction pour amorcer une véritable réconciliation, car nous ne pouvons pas réellement marquer des progrès à cet égard si nous ne reconnaissons pas les droits des premiers peuples. » -Emily Haugen, membre du CCYF-CCJF

« Je suis ravie de constater que nous faisons un pas dans la bonne direction, mais ce n’est que le début. Même si on change la loi, on ne change pas le passé; les peuples autochtones souffrent encore de traumatismes intergénérationnels. Nous devons reconnaître que la réconciliation est un processus perpétuel. Nous serons toujours dans un contexte de réconciliation. Ce n’est pas une chose que nous pouvons accomplir; c’est une lutte quotidienne pour les droits et l’égalité des Autochtones. » -Claudya Leclerc, adjointe à la communication du CCYF-CCJF

« À titre de femme métisse dont les membres de la famille ont le statut d’Indien inscrit, je sais que la distinction entre un Indien inscrit, un Indien non inscrit et un Métis a toujours été floue. J’en suis venue à constater que ce flou découle des définitions coloniales imposées par le gouvernement du Canada, plus particulièrement dans la Loi sur les Indiens. L’engagement du gouvernement à mettre pleinement en œuvre le projet de loi S-3 et à éliminer enfin toute discrimination fondée sur le sexe de la Loi sur les Indiens est formidable, car pour la première fois dans l’histoire du Canada, les femmes des Premières Nations pourront exercer leurs droits pour définir qui elles sont. Il s’agit d’une étape importante vers la décolonisation pour tous les peuples autochtones du Canada. » -Breanne Lavallée-Heckert, adjointe de recherche, bureau de l’honorable Marilou McPhedran

« Les dispositions du projet de loi S-3 qui entrent en vigueur constituent un pas en avant vers l’égalité des sexes partout au pays. Nous devons continuer à plaider pour la justice là où l’injustice prévaut. » -Sanjam Panag, Secrétariat du CCYF-CCJF

« C'est une énorme victoire pour les femmes autochtones relativement à la réglementation, par le gouvernement, de leur statut d’Autochtone. Toutefois, c’est encore le gouvernement du Canada qui détermine si une personne peut être considérée comme autochtone, selon des critères coloniaux. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une victoire pour les femmes autochtones dans l'ensemble de la société canadienne, mais nous négocions toujours avec une institution coloniale pour ce qui est de l’identité autochtone et de l’appartenance à une nation. » -Keegan Denty, conseiller régional du Manitoba, CCYF-CCJF

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